Discours de Michèle Lemoine | Directrice de la Fabrique des Arts
Mesdames, Messieurs,
Je vous remercie d’être présents aujourd’hui.
Permettez-moi, en quelques mots, de rappeler ce qu’est la Fabrique des arts. C’est avant tout une utopie en devenir. Une vision que nous portons collectivement, et qui ne peut prendre forme qu’avec l’engagement de toutes et tous. Rien de ce que nous imaginons ici ne peut exister sans vous.
Je souhaite à présent inviter les intervenantes et intervenants qui nous accompagnent aujourd’hui à me rejoindre à tour de rôle.
Avant d’aller plus loin, je tiens à adresser mes remerciements sincères à l’ensemble des personnes présentes : les intervenants, mon équipe, ainsi que les institutions qui nous accompagnent, notamment la police et les sapeurs-pompiers. Les arts — tous les arts — ont besoin d’être partagés, d’exister dans l’espace public. Et pour que ce partage se fasse dans de bonnes conditions, il est nécessaire de pouvoir compter à la fois sur un public engagé et sur des instances citoyennes qui en assurent le cadre.
L’histoire de la Fabrique est à la fois tragique et pleine d’espérance. Quitter la cruauté, la sauvagerie qu’on vit à Port-au-Prince, et retrouver ici, aux Cayes, un point d’ancrage, un lieu d’espoir. C’est pour cela qu’il était important que les membres fondateurs de la Fabrique des arts soient aujourd’hui ici, avec nous, gardant le lien. Le lien est là, il va tenir.
La Fabrique des arts reste une utopie. Mais une utopie qui a vocation à devenir réalité. Et cette réalité ne peut se construire sans vous, acteurs et actrices des Cayes. Nous ne sommes pas ici pour imposer une démarche. Nous sommes ici pour écouter, pour comprendre, et pour travailler avec la communauté artistique, dans un esprit de collaboration et de respect mutuel.
Je vous remercie.
