Le 17 octobre 1806, Jean-Jacques Dessalines, figure majeure de la révolution haïtienne et père fondateur de la nation, est assassiné. Moins de trois ans après la proclamation de l’indépendance, sa mort marque une rupture dans l’histoire du jeune État haïtien, dont il avait porté le projet de souveraineté.
Pour Dessalines, l’indépendance ne devait pas se limiter à la fin de la domination coloniale. Elle devait garantir au peuple haïtien la liberté, l’égalité et la dignité conquises au prix de luttes considérables. Fonder une nation libre supposait également de rompre avec les rapports de domination et de construire une société dans laquelle chacun puisse jouir de ses droits.
Son assassinat a interrompu son action politique, sans effacer les questions fondamentales que son projet pose à la société haïtienne. 220 ans après, les inégalités, l’exclusion et les injustices persistantes interrogent la capacité du pays à concrétiser les idéaux portés par la révolution.
En ce 17 octobre, la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) rend hommage à la mémoire de Jean-Jacques Dessalines. Elle invite à considérer son héritage au-delà du souvenir historique : comme une invitation à réfléchir aux conditions nécessaires à la construction d’une société plus juste, où la liberté, l’égalité et la dignité humaine se traduisent dans la vie de toutes et de tous.
