Le 30 juillet, Journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, est l’occasion de rappeler que cette réalité s’inscrit dans une histoire dont Haïti porte une mémoire profonde.
Pendant plus de trois siècles, des millions de personnes ont été arrachées à leurs terres et déportées à travers l’Atlantique pour être mises en esclavage. Ancienne colonie française, Saint-Domingue fut l’un des principaux territoires du commerce transatlantique des esclaves. Hommes, femmes et enfants, déshumanisés et vendus comme des marchandises, ont été exploités pour alimenter la prospérité économique des puissances coloniales.
La révolution haïtienne et l’indépendance de 1804 ont marqué une rupture historique en affirmant la liberté d’un peuple contre ce système. Pourtant, les conséquences de cette histoire, notamment à travers la dette imposée à Haïti, continuent d’alimenter les réflexions sur les héritages de l’exploitation et des inégalités.
Aujourd’hui, la traite des êtres humains persiste sous de nouvelles formes : travail forcé, exploitation sexuelle, trafic d’enfants ou encore servitude domestique. Cette journée rappelle l’importance de demeurer vigilants et de poursuivre la lutte contre toutes les formes d’exploitation.
À cette occasion, FOKAL vous invite à (re)découvrir l’épisode 3 de la websérie Haïti, la Dette, « De purs objets », qui revient sur les origines coloniales de la traite, la déshumanisation des personnes réduites en esclavage et les héritages de ce système dans l’histoire d’Haïti.
