BMC propose : Edouard Maunick

Edouard MaunickLa Bibliothèque Monique Calixte salue le départ du poète mauricien Édouard J. Maunick, mort ce samedi 10 avril à l’âge de 89 ans à Paris. Celui qui s’est fait appeler « Poète nègre de la deuxième génération » par Léopold Senghor demeure l’un des poètes les plus importants de la francophonie et un symbole élogieux de métissage.

Né en 1931 à Flacq à l’île Maurice, le poète a été récompensé deux fois par l’académie Française pour sa participation au rayonnement de la langue et de la littérature françaises en 1990 et 2003. Le prix de poésie Édouard Maunick est créé depuis 2006 pour saluer le poète insulaire et aimant de sa terre natale qu’il a toujours été.

Le chantre mauricien décédé dans la capitale française laisse derrière lui une œuvre majeure, éprise d’amour de sa terre, une identité insulaire, aussi mais surtout de profondes réflexions sur les « négritudes » possibles. Sa négritude est métissée … pour dire de cette génération de poètes pris entre les îles caribéennes et les mégapoles de la francophonie, que les cultures ne sont pas en conflit. Comme disait Georges Castera : « De Lang pa goumen … De Lang tete lang … »

Édouard Maunick s’est offert une aise de liberté dans la langue française dont il a contribué au rayonnement. Il dit d’ailleurs dans son dernier ouvrage, “Manière de dire non à la mort” : « Quand j’ai envie d’exprimer quelque chose en moi et que je ne trouve pas le mot, je l’invente ».

Joseph Marc Davy Maunick, dit Édouard J. Maunick, poète, journaliste et ancien ambassadeur de son pays en Afrique du Sud reste un poète majeur de la francophonie et un partisan des identités unes et plurielles. Jetant le trouble sur la notion du lieu habité, parce que même loin en exil, il n’a cessé d’habiter sa terre. « Le lieu » devient une notion de poche, transportable à travers le monde, sollicitable de partout.

«... mer ne peut mourir

aucun totem n'est de cendre

ILE nous fut donnée

pour vivre d'autres solitudes

que celles où nous sommes seuls...»

Parmi les publications de Maunick on peut souligner les suivantes:

  • Ces Oiseaux du sang. Port-Louis: The Regent Press and Stationery, 1954.
  • Les Manèges de la mer. Paris: Présence Africaine, 1964.
  • Mascaret ou le Livre de la mer et de la mort, poèmes. Préface de Jacques Howlett. Paris: Présence Africaine, 1966.
  • Fusillez-moi. Paris: Présence Africaine, 1970.
  • Ensoleillé vif, 50 paroles et une parabase. Préface de Léopold Sédar Senghor. Paris: Éditions Saint-Germain-des-Prés / Dakar: Nouvelles Éditions Africaines, 1976.
  • Désert-archipel, suivi de Cantate païenne pour Jésus-fleuve. Paris: Publisud, 1983.
  • Saut dans l’arc-en-ciel. Préface d’Étiemble. Paris: Le Calligraphe, 1985.
  • Soweto, Le cap de désespérance. Poème d’Édouard Maunick; noirs et conception de Mechtilt. Paris: Intertextes, 1985.
  • Mandéla mort et vif. Paris: Silex, 1987.
  • Paroles pour solder la mer. Paris: Gallimard, 1988.
  • Anthologie personnelle, poésie. Arles: Actes Sud, 1989.
  • Toi laminaire: italiques pour Aimé Césaire. Rose-Hill: Éd. de l’Océan indien / Sainte-Clotilde: Éd. du CRI, 1990.
  • Elle & île, poèmes d’une même passion. Préface de Jean Orizet. Paris: Le Cherche Midi, 2002.
  • Brûler à vivre / Brûler à survivre. Sarcelles: Le Carbet / Maison de l’Outre-Mer, 2004.
  • 50 quatrains pour narguer la mort. Quatre Bornes (Maurice): Bartholdi, 2005; Paris: Seghers, 2006.

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