Note du Centre culturel Pyepoudre à l'occasion de ses 31 ans

Nous diffusons cette note du Centre Culturel Pyepoudre, membre du réseau de bibliothèques supporté par FOKAL, publiée le 27 avril 2020. Pour la note authentique, cliquer ici. 

 

PyepoudreCe 27 avril 2020 ramène au 31ème anniversaire du Centre Culturel Pyepoudre dans un contexte de crise planétaire où l’heure n’est pas à la célébration mais à la réflexion et à la solidarité.

Nous remercions tous nos partenaires qui croient en nos missions et nous aident à faire perdurer notre rêve de rendre la culture accessible à tous. Un remerciement particulier à la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal), pour son appui de toujours et à l’Ambassade de France en Haïti qui nous a rejoint cette année.

Nous remercions aussi tous nos francs collaborateurs et notre équipe qui œuvrent chaque jour à faire du Centre un outil formidable de production, de promotion et de transmission du Savoir. Nous saluons aussi les responsables des clubs de lecture et de débat ainsi que tous les directeurs des établissements scolaires de notre réseau qui nous ont renouvelé, cette année encore, leur précieuse adhésion.

En ce moment de grande détresse humanitaire, où la pandémie du Covid-19 nous impose une nouvelle forme d’isolation radicale, où nous ne pouvons pas encore prendre toute la mesure de ce phénomène et de tous les bouleversements qu’il impliquera, nous tenons tiens à m’adresser particulièrement à nos jeunes abonné. e.s, aux membres de nos différents Clubs et ateliers, afin de vous remercier de continuer à faire vivre le Centre Culturel Pyepoudre et à alimenter sans cesse notre « lanp tèt gridap » du savoir. Vos différents investissements au travers d’initiatives sur les réseaux sociaux sont pour nous motif de fierté et de reconnaissance.

Malheureusement cette crise confirme une fois de plus l’arrogance et la vacuité que nous connaissons de certains de nos dirigeants. Et ceci à travers le monde. La pandémie, à l’échelle mondiale, traitée autrement, des milliers de vies auraient pu et peuvent encore être sauvées. Cependant leurs comportements irresponsables, que nous pointons légitimement du doigt, en disent long aussi sur l’état de santé du tissu social en général. Ils sont à l’image de nos sociétés. Ils nous renvoie à notre propre dilettantisme, nos négligences et paradoxalement à nos responsabilités respectives manquées.

Sur ce point, nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas concerné. e.s ou que nous sommes trop jeunes, ou trop petit.te.s ou pas encore prêt.e.s. Nous allons devoir travailler à faire la différence, dans vingt ans. Dans dix ans. Maintenant. Nous allons devoir commencer à travailler, à notre humble niveau, à faire bouger les choses.

Pour cela nous devons commencer à imaginer le monde de demain. Nous devons chacun commencer notre propre révolution personnelle et sortir autant que faire se peut de nos individualités, de nos confinements, d’avant et de pendant le Covid-19 pour aspirer au bien commun, à la « Res Publica », à une humanité collective, et si possible enchantée. Si le Coronavirus est une maladie sociale, son antidote passe nécessairement aussi par une approche sociale. L’autre est un élément indispensable dans la résolution de l’équation. Et cet « Altérité » devra également être, le point de départ de notre réflexion sur l’après Covid-19.

Nous vous enjoignons donc à tenir bon, à rester vigilant.e.s car ces moments très difficiles que nous traversons ne font qu’exacerber la crise sociale et politique que nous ne connaissons que très bien. Notre plus grande mission pour l’heure consiste à nous protéger les uns les autres contre le virus. Protégeons-nous, protégeons nos parents et prenons soin des plus vulnérables et des personnes stigmatisées. Respectons et encourageons les autres à respecter les consignes sanitaires.

Parallèlement nous devons aussi nous prémunir, ainsi que notre entourage, des fake news qui sont très présents et qui sont une autre source de contamination du cerveau tout aussi néfastes que le virus lui-même. Il nous faudra tenir bon physiquement, prendre soin de notre corps, et aussi mentalement en continuant à nourrir notre esprit. Lisons, instruisons-nous -vous, jouons, passons du temps avec notre famille... Durant ce temps qui semble arrêté brusquement, ouvrons-nous, autant que faire se peut, à la vie. Prenons conscience de notre corps et de notre environnement.

Et s’il y a des moments où nous n’avons envie de rien faire. Et bien… ne faisons rien. Ne nous culpabilisons pas, c’est aussi une façon d’apprendre par le silence. N’ayons pas peur de déborder du cadre ou d’être totalement hors cadre. Il y en a pour qui la route est toute tracée, il y en a d’autres qui doivent construire la route que les autres vont prendre.

Enfin s’il y a différentes façons d’apprendre de la vie ou des difficultés, chacun d’entre nous devra trouver sa propre manière d’être exact au monde.

Suivez-nous sur notre page Facebook pour avoir de nos nouvelles en attendant de nous revoir et de pouvoir vous accueillir en nos locaux.

Bonne fête à tous les petits et grands pyepoudre confinés chez eux.

 

Bourdon, 27 avril 2020

Pour le Centre Culturel Pyepoudre

Louisna Laurent

Directrice exécutive

Adresse et contact

FOKAL - OPEN SOCIETY FOUNDATION HAITI
143, Avenue Christophe BP 2720 HT 6112
Port-au-Prince,Haïti | Tel : (509) 2813-1694

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