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Conférence : Violence sexuelle et Interruption Volontaire de Grossesse

Marche du 26 Septembre 2018En prélude à la journée mondiale d'Action pour la Santé de la Femme, le Collectif en Droit à la Santé Sexuelle et Reproductive (CDSSR) présente une conférence intitulée : Violence sexuelle et Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) le vendredi 14 juin à 4 h pm à salle FOKAL UNESCO.

La violence sexuelle, c’est-à-dire l’agression sexuelle et le viol, sont considérés comme crimes aujourd’hui en Haïti si on s’en tient à la législation haïtienne, plus précisément le code pénal. Loin des temps où ils étaient considérés comme une atteinte à l’honneur, de nos jours ils sont sanctionnés par la loi et l’agresseur - ou les agresseurs - encourent 15 à 30 ans de réclusion criminelle, dépendamment de l’âge, de la condition particulière de la victime, des liens avec le ou les agresseurs, des conditions dans lesquelles ces actes ont été perpétrés.

Les effets de ces violences sur la survivante sont d’ordre divers : physique, psychologique, sociale. Ce qui nécessite une prise en charge multidisciplinaire permettant de saisir la victime dans son intégralité.

L’une des conséquences des violences sexuelles, notamment le viol, est, mise à part les IST/MST, la grossesse non désirée. Dès lors se pose le problème des droits en santé sexuelle et reproductive. Dans la mesure où la survivante exprime la volonté libre mais également éclairée ne devrait-elle pas avoir accès automatiquement à l’interruption volontaire de grossesse - l’IVG ? Quelles sont les conditions pour l’accès à l’IVG ? Dans le cas d’une mineure ? Jusqu’à quand peut-on avoir un IVG ? Dans le cas de viol incestueux, ne doit-on-pas considérer l’IVG comme une prophylaxie ? Quelle vie doit-on protéger prioritairement dans le cas de L’IVG ?

La journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle (en temps de conflit, en situation de crise ou d’instabilité politique) est récente (le 19 Juin 2015). L’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unis (ONU) a créé cette journée pour prioriser la sensibilisation, la prévention et pour diriger l’attention sur les survivantes pour endiguer le processus de stigmatisation. Cette journée est organisée pour identifier le rôle de certaines structures telles que la Cour Pénale Internationale ou les autorités policières dans la lutte contre les violences sexuelle. Elle doit surtout sensibiliser à l’utilisation du viol comme arme de guerre ou de déstabilisation des communautés.

Le 23 Avril, Les Nations Unies ont adopté une résolution ayant pour but de lutter contre les violences sexuelles, mais où, à la demande des Etats-Unis, tout recours à l’IVG a été évité.

Dans le contexte particulier d’insécurité qui prévaut en Haïti, le phénomène du viol prend une ampleur alarmante à l’occasion du massacre de La Saline rapportés par des organismes des droits de l’homme et journalistes accrédités. Des violeurs ciblent des femmes des quartiers populaires, des étudiantes à la sortie de certaines universités. Des cas de viols incestueux ont également été rapportés.

L’accès à l’IVG ne constitue-t-il pas un droit fondamental pour préserver la santé sexuelle, reproductive et mentale de ces survivantes?

C’est dans le cadre de ce questionnement que le Collectif en Droit à la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) vous invite à venir débattre sur le thème violence sexuelle et IVG avec le secteur universitaire à la FOKAL.

« Vyolans sou Fanm se yon vyolasyon dwa moun pou viv lib e libè nan respè total kapital kò l ak Lespri » ! 

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Adresse et contact

FOKAL - OPEN SOCIETY FOUNDATION HAITI
143, Avenue Christophe BP 2720 HT 6112
Port-au-Prince,Haïti | Tel : (509) 2813-1694

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