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C’est par la culture que l’homme prend conscience de lui-même et de son identité"

Aimé Césaire

17 avril 2008, mort de Césaire ; 17 avril 2018, 10 ans déjà

Aimecesaire1Né le 26 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse de Basse Pointe, commune du Nord-Est de la Martinique, Aimé Césaire, élève brillant du Lycée Schœlcher de Fort-de-France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du gouvernement français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C’est dans les couloirs de ce grand lycée parisien que, dès son arrivée, le jeune Césaire rencontre Léopold Sédar Senghor, son aîné de quelques années, qui le prend sous son aile protectrice.

Au contact des jeunes Africains étudiants à Paris, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis le Lycée Schœlcher, découvrent progressivement une part refoulée de l’identité martiniquaise, la composante africaine dont ils prennent progressivement conscience au fur et à mesure qu’émerge une conscience forte de la situation coloniale. En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (Léon Gontran Damas, les sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L’Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de «Négritude». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et d’autre part la dévalorisation de l’Afrique et de sa culture, des références que le jeune auteur et ses camarades mettent à l’honneur.

Admis à l’École Normale Supérieure en 1935, Césaire commence en 1936 la rédaction de son chef d’œuvre, le Cahier d’un Retour au Pays Natal. Rentré en Martinique en 1937, en réaction contre le statu quo culturel martiniquais, le couple Césaire, épaulé par René Ménil et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques, dont le projet est la réappropriation par les Martiniquais de leur patrimoine culturel…

Aimé Césaire passera six mois en Haïti, un séjour qui aura une forte empreinte sur l’œuvre d’Aimé Césaire. Il écrira un essai historique sur Toussaint Louverture et consacrera une pièce de théâtre au roi Henri Christophe, héros de l’indépendance.

[…]

En 1950, c’est dans la revue Présence Africaine que sera publié pour la première fois le Discours sur le colonialisme, charge virulente et analyse implacable de l’idéologie colonialiste européenne, que Césaire compare avec audace au nazisme auquel l’Europe vient d’échapper. Les grands penseurs et hommes politiques français sont convoqués dans ce texte par l’auteur qui met à nue les origines du racisme et du colonialisme européen.

Aimé Césaire continue son œuvre littéraire et publie plusieurs recueils de poésie, toujours marqués au coin du surréalisme (Soleil Cou Coupé en 1948, Corps perdu en 1950, Ferrementsen 1960). À partir de 1956, il s’oriente vers le théâtre avec : Et les Chiens se taisaient, La Tragédie du Roi Christophe (1963), Une saison au Congo (1966), Une tempête (1969).

Source : île en île, texte d’Alfred Largange

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