FESTIVAL NEGES MAWON La deuxième édition du Festival Féministe NÈGÈS MAWON se tiendra à Port-au-Prince du 17 au 22 juillet sur le thème « LIT FEMINIS : ERITAJ AK IDANTITE ». En effet, le festival se propose cette année de revisiter l’histoire contemporaine du mouvement féministe haïtien.

 

Nègès Mawon est une jeune organisation féministe qui travaille dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la culture. L’idée de ce festival répond à la nécessité de regarder avec une perspective féministe, la production culturelle et artistique, mais aussi d’expérimenter une nouvelle façon de comprendre et de renouveler les enjeux de la militance féministe en utilisant l’art en général, pour tenter de redynamiser le mouvement féministe haïtien, lui donner un nouveau leadership et une nouvelle image et impliquer de nouvelles actrices et de nouveaux acteurs.

Au programme : conférences, causeries, spectacles, exposition, ateliers, films, marche artistique...

En partenariat avec le Festival Nègès Mawon, le programme Média de FOKAL consacre pendant le mois de juillet ses projections de films documentaires de « MARDI.DOC » aux questions féministes. Tous les films programmés dans le cadre du Festival seront suivis d’une discussion avec le public.

Le Festival investit plusieurs lieux de Port-au-Prince : FOKAL, l’Institut Français en Haïti, le café philo, le Centre culturel Pyepoudre, le Centre d’art, le Bureau national d’Ethnologie, le Yanvalou...

Présentation du Festival

Revisiter l’histoire contemporaine du mouvement féministe haïtien répond à la nécessité de produire de nouveaux horizons pour ce mouvement, en essayant de réconcilier ses différentes phases ou dimensions, en proposant une lecture plus globale de dernier.

L’émergence et l’évolution de ce mouvement a été accompagné par une grande richesse et diversité en termes de courants idéologiques, de structuration, d’actions, de formes de militance. Aujourd’hui, Il nous est paru nécessaire de revisiter les principales dynamiques de fondation et de structuration dudit mouvement dans une logique tridimensionnelle ; culturelle, éducative et intégrale.

Festival Nègès Mawon

 

LE PROGRAMME DU FESTIVAL

 

MARDI 18 JUILLET

affiche MARCHE ARTISTIQUE PORT-AU-PRINCE - 3 H PM - MARCHE ARTISTIQUE

POINT DE DÉPART : NATCOM

Nous marchons ! Nous créons ! Nous existons !

Une marche artistique pour investir les rues de Port-au-Prince dans une manifestation culturelle. Une marche artistique pour que plus d’une trentaine d’artistes mêlent leurs voix, leur art pour clamer notre égalité en tant que femmes et hommes, en tant qu’humain-e-s. Notre art n’a pas de sexe. Notre art n’a pas de genre. Notre art pour dire que nous nous ressemblons, que nous nous unissons.

Les rues, scène de nos revendications, de notre militance, de notre art, de notre talent, de notre jeunesse. Les rues pour faire l’écho de nos voix. Musique, danse, poésie, théâtre, graffitis, se mélangent dans un instant de liberté artistique pour une cause : celle d’une société plus juste et plus égalitaire pour toutes et tous.

 

FOKAL – 5 H PM

Chronique femmes oiseau HAÏTI, CHRONIQUE DES FEMMES OISEAUX

Documentaire de Michèle LEMOINE, France, 1998, 52’

PROJECTION DEBAT MARDI DOC

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

Intervenant(e)s : Michèle Lemoine, réalisatrice et Etzer S. Émile, économiste

Dans les camions qui assurent le transport collectif en Haïti, des groupes de femmes s’entassent, juchées tant bien que mal sur d'énormes sacs de marchandises. Appelées communément “Madan Sara”, comme cet oiseau nomade, proche du moineau, qui se nourrit de céréales et repère infailliblement la nourriture où qu'elle se trouve, elles sillonnent continuellement les routes pour les besoins de leur commerce. Elles assurent, avec des moyens archaïques et dans des conditions très rudes, la collecte, le transport et la distribution des produits indispensables à la survie quotidienne des Haïtiens.  Ce film raconte l'histoire de deux Sara, Hermithe Pierre et Visita Collagène. En suivant leurs pérégrinations, le film passe des marchés paysans, centres de la vie sociale et économique des campagnes, au cœur des villes. Loin de l'apitoiement convenu face à une tragédie du développement, ce film tente de comprendre ce qui fait l’originalité du peuple haïtien, sa vitalité et sa force pour l'avenir.

Etzer S. Émile est économiste, détenteur d’une maîtrise en Finance et a fait des études en Sociologie à la FASCH. Il a étudié à Taiwan, et a suivi des formations à Harvard University, Oklahoma State University, UQAM, en Belgique, au Guatemala, au Mexique. Il est professeur d’université, Directeur du Centre d’Entrepreneuriat et d’Innovation (CEI) et Coordonnateur du Département de Tourisme de l’Université Quisqueya. Il anime la chronique économique de Radio Vision 2000. Conférencier, consultant pour multiples entreprises privées, ONG et entités publiques, Etzer Émile est aussi l’auteur d’une trentaine de publications dans les revues académiques et journaux du pays et travaille sur la publication de son prochain ouvrage qui sortira cette année.

 

VIOLETTEIFH - 6 h PM – CINEMA - VIOLETTE

un film de Martin Provost, fiction, 139 min, 2013, France, Belgique

ENTRÉE LIBRE

L’écrivaine Violette Leduc, rencontre Simone de Beauvoir dans les années d’après-guerre à St-Germain-des-Prés. Commence une relation intense entre les deux femmes qui va durer toute leur vie, relation basée sur la quête de la liberté par l’écriture pour Violette et la conviction pour Simone d’avoir entre les mains le destin d’un écrivain hors norme.

 

 

 

 

CAFE PHILO – 7 h PM – CONFERENCE

affiche INCLUSION DES HOMMES L’INCLUSION DES HOMMES DANS LES DÉBATS FÉMINISTES: HÉRITAGE, ENJEUX ET PERSPECTIVES

ENTREE LIBRE

Intervenant-e-s : Ricarson Dorcé, Rachelle Elien

Modératrice : Marie Murielle Morné

Comment inclure tous les enjeux liés aux situations sociales dans les préoccupations féministes ? Proposer de prendre en compte la place des hommes dans une dynamique de penser le féminisme sur la base d’une coalition. Comment accorder aux hommes dits pro-féministes une place plus importante qui ne doit pas consister à seulement inviter ces derniers à mener la lutte des femmes à la place des femmes, mais plutôt à lutter sans cesse contre le système patriarcal, à contribuer à déconstruire leur position de supériorité et leurs privilèges sociaux liés à la domination masculine dans nos sociétés.

 

 

MERCREDI 19 JUILLET

FOKAL - 5 h PM – CONFERENCE

affiche conférence féminisme porteur de liberté LE FÉMINISME, UN MOUVEMENT PORTEUR DE LIBERTÉ POUR LES FEMMES ET LES HOMMES

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

Intervenantes : Danièle Magloire, Sabine Lamour

Modératrice : Souzen Joseph

Les références glanées çà et là dans l’historiographie haïtienne gomment totalement l’apport des femmes et ne rendent aucunement compte de son existence comme sujet et acteur dans le destin historique de ce pays.

Suzy Castor, Les femmes haïtiennes aux élections de 1990.

En dépit du fait que son existence remonte à l’époque de l’occupation américaine, que ses actions ont marqué le paysage socio-politique, le mouvement féministe haïtien continue de faire l’objet de questionnement sur ses visées réelles. S’il y a certes de la méconnaissance, un antiféminisme est aussi à l’œuvre pour justifier les inégalités entre les sexes ou les banaliser.

L’histoire de ses origines, de ses ancrages et de ses combats, la déconstruction des mythes et l’analyse des enjeux de l’égalité des sexes permettent de mieux cerner le mouvement féministe haïtien dans sa diversité. En s’attaquant au patriarcat, en tant que système d’oppression qui pénalise lourdement les femmes et emmure les hommes dans la logique de la domination, le féminisme se pose comme un mouvement philosophique et politique, porteur de liberté, de solidarité et d’épanouissement pour les êtres humains.

Danièle Magloire

Il y aura ce jour-là …

des femmes qui sèment

le printemps

égrènent la vie

Marie-Célie Agnant, Balafres

Formée en sciences sociales, Danièle Magloire enseigne et réalise des travaux de recherche. Défenseure des droits humains impliquées dans les mouvement sociaux, elle s’attache en particulier aux droits des femmes et des groupes vulnérables ainsi qu’aux demandes de justice et au développement démocratique. Militante féministe de longue date, elle a contribué à la création de différentes organisations de défense des droits des femmes et de groupes féminins. Dirigeante de l’organisation féministe Kay Fanm, elle est aussi une responsable de la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes et du Collectif contre l’impunité. Elle intervient également auprès de différentes organisation citoyennes dans différents milieux.

Sabine Lamour intervient depuis 205 sur les questions relatives aux réalités des femmes en milieu rural et urbain auprès de l’Etat de des Organisations non étatiques. Elle enseigne à l’université d’état d’Haïti (UEH). Ses travaux portent sur les rapports sociaux de sexe et ambitionnent d’apporter un éclairage sur ces réalités à travers l’histoire d’Haïti. Ils touchent les questions liées à la flibusterie, l’esclavage, la race, la classe, la politique, la masculinité et la violence. A ce titre, elle a publié plusieurs articles dont : « Les femmes macoutes : impensé de la mémoire de la dictature (2016) ».

 

IFH – 7 H PM – SPECTACLE - IL FALLAIT VENIR UN SOIR

affiche IL FALLAIT VENIR UN SOIR UN SPECTACLE DE GAËLLE BIEN-AIMÉ

ENTREE LIBRE

Texte : Jean Billy Mondésir

Adaptation et mise en scène : Gaëlle Bien-Aimé

interprété par : Shedler Guilloux

Assistante à la mise en scène : Katiana Milfort

Création lumière : Jean Ronald Pierre

« Mon éducation sexuelle m’a voulu un sexe qui fonctionne en tout temps… » La pièce « Il fallait venir un soir » est une parole d’homme. Une parole intime et douloureuse, qui attend la nuit pour résonner. Ronchar Monteau Bruitar vit avec des absences et des secrets qu’il ne peut dévoiler qu’au soir quand l’alcool lui prête le courage. A l’aube, entre fantasme et réalité, le personnage désaxé par le remord, se livre. Coupable de n’avoir jamais été à la hauteur comme le devrait un homme, un vrai!

 

JEUDI 20 JUILLET

ATELIER ECRIRE SON CORPSIFH – 10 h AM A 2 H PM - ÉCRIRE MON CORPS, ÉCRIRE MA FÉMINITÉ

ATELIER D’ECRITURE ANIME PAR KETTLY MARS

Faire de l’écriture l’espace de toutes les libertés, et de tous les fantasmes. L’expression du corps dans les écrits de ces jeunes femmes en tant qu’acte transgressif. Comment le corps prend-il le relais de la parole lorsque celle-ci est abolie ?  Corps profané, Corps sacralisé. Revendiquer son corps, sa féminité comme l’acte ultime de résistance, de combat. Notre corps, l’indicateur de notre liberté. Parce que pour une femme, prendre possession de son corps est un acte hautement séditieux.

 

 

 

 

FOKAL – 2 H PM – PROJECTION DEBAT - L'AFFAIRE JOSEY AIMES

aimes josey(Titre original : North country)

fiction, 2005, 126 min, USA

EN PARTENARIAT AVEC LE CINE CLUB AMERICAN CORNER

Divorcée, mère de deux jeunes enfants, Josey Aimes a regagné sa bourgade natale du Minnesota à la recherche d'un emploi. Un seul débouché s'offre à elle : la mine.

Malheureusement, la mine est un fief masculin, où les rares femmes s'exposent à la méfiance, voire à l'hostilité, d'un certain nombre de mineurs qui jugent qu'elles n'y ont pas leur place.

 

 

CENTRE D’ART – 5 H PM – CAUSERIE - FEMMES, PILIERS DU MONDE : EXPLORATION DES MYTHES CONSTITUTIFS FÉMININS DES SOCIÉTÉS MODERNES ET TRADITIONNELLES

Intervenant-e-s : Collectif KARDA (Belgique-Liège) ; Le Distinguo (Belgique-Bruxelles) ; Compagnie La Colombe (Burkina Faso)

Durant ce moment de partage avec le public, les compagnies porteuses de « Celles qui veillent » issues du Burkina-Faso et de Belgique (Bruxelles et Liège) ouvriront un dialogue sur leurs parcours, leurs démarches artistiques respectives liées à leur engagement.  Leur point de rencontre et leurs évolutions se centralisent autour de l’exploration des mythes constitutifs féminins des sociétés modernes  et traditionnelles. On y abordera entre autre, la figure de la Princese Yennenga, fondatrice de la civilisation Mossi au Burkina-Faso et la place des femmes dans la nouvelle société burkinabé.

 

VENDREDI 21 JUILLET

IFH – 10 h AM A 2 H PM - ÉCRIRE MON CORPS, ÉCRIRE MA FÉMINITÉ

ATELIER D’ECRITURE ANIME PAR KETTLY MARS

Faire de l’écriture l’espace de toutes les libertés, et de tous les fantasmes. L’expression du corps dans les écrits de ces jeunes femmes en tant qu’acte transgressif. Comment le corps prend-il le relais de la parole lorsque celle-ci est abolie ?  Corps profané, Corps sacralisé. Revendiquer son corps, sa féminité comme l’acte ultime de résistance, de combat. Notre corps, l’indicateur de notre liberté. Parce que pour une femme, prendre possession de son corps est un acte hautement séditieux.

  

 

CENTRE D’ART – 5 H PM - RENCONTRE D’ÉCRIVAINES

LECTURE/ VENTE-SIGNATURE / MUSIQUE

AVEC YANICK LAHENS, EVELYNE TROUILLOT, KETTLY MARS

MUSIQUE: STEEVY MAHY

Texte et Musique. Lecture des œuvres des écrivaines Yanick Lahens, Evelyne Trouillot, et Kettly Mars liront leurs œuvres sur fond de musique. Rencontre et Causerie avec les écrivaines.

 

FOKAL – 6 H PM – SPECTACLE - CELLES QUI VEILLENT

RESTITUTION DE L’ATELIER « CELLES QUI VEILLENT »

Collectif KARDA (Belgique-Liège) ; Le Distinguo (Belgique-Bruxelles) ; Compagnie La Colombe (Burkina Faso)

Spectacle suivi d’une discussion avec le public

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

« Celles qui veillent » - Théâtre, Regards croisés issus de Belgique, d’Haïti et du Burkina-Faso, 7 femmes viennent tordre le cou à l’Histoire comme on nous la raconte…

Entre humour et poésie, éclatement de saveur et prières furieuses… Le spectacle est la restitution de l’atelier de théâtre « CELLES QUI VEILLENT » qui se déroulera au Centre Culturel Pyepoudre du 3 au 16 juillet. L’Atelier a pour socle la présence de 7 Femmes sur la scène. 7 femmes de continents différents, d’Occident et d’ Amérique, issues de cultures éloignées les unes des autres. En guise d’objectif, dégager une parole commune à trouver, à inventer ensemble par un chœur de femmes réunies. Un chœur qui peut célébrer, exulter, raviver des personnages de femmes mythiques issus de chaque culture, un chœur qui peut mettre en lumière des modèles féminins alternatifs,  marquer  le temps par des chants, marquer l’espace par la danse. Des femmes qui vont veiller à ce qu’une flamme ne s’éteigne pas, une flamme porteuse de dignité et d’espoir.  Un acte théâtral posé qui rend compte d’un avenir possible pensé, agi et construit ensemble.

Plus précisément, cet atelier sera l’occasion de mettre en jeu la première mouture du texte venant de l’Escale 1 au Burkina-Faso et de voir comment ces mots burkinabé résonnent chez les comédiennes Haïtiennes et Belges, quels sont les points communs, les figures communes et les différences culturelles permettant d’enrichir notre spectre de modèles féminins.

 

SAMEDI 22 JUILLET

BUREAU NATIONAL D’ETHNOLOGIE - 11H AM - CONFÉRENCE

LA LITTÉRATURE : OUTIL DE RÉSISTANCE, DE COMBAT ET DE MÉMOIRE DES FEMMES

Intervenantes : Evelyne Trouillot, Nadève Ménard

Modérateur : Websder Corneille

 

FOKAL - 4 H PM - PROJECTION-CAUSERIE - BENOU

BENOU Un film de Steevy Mahy

en présence de la réalisatrice

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

Bénou ou l'oiseau sacré, celui qui porte en son sein les possibilités de création, de renouveau, celui qui marque le temps. On passe d'un état à un autre parfois malgré nous, d'autres fois avec notre approbation. Bénou est le processus de renaissance vu à travers les yeux de Stevy Mahy, un embarquement immédiat dans une danse émotionnelle.

 

Stevy Mahy

Grandir dans un environnement musical, avoir des parents, grands parents musiciens, cela imprime quelque chose en soi. La musique devient, est naturelle, intime. Intime c’est ainsi que Stevy Mahy entend sa création musicale. Ses textes sont nourris d’introspection, d’expériences, de vrai. Si elle enregistre son premier titre «Manman dépi ou pati» à l’âge de 9 ans, c’est bien plus tard qu’elle proposera son premier album. A la question de pourquoi tout ce temps elle répond qu’elle avait envie et besoin de se distancier de la musique pour mieux l’appréhender de façon personnelle, de recréer son lien avec elle. Ce sera chose faite en 2010 avec cet album au long titre « The Beautiful Side of a Kreyol Folk Trip ». «je voulais que le titre soit long et poétique , que l’on prenne le temps de le prononcer et de s’interroger ». Un premier album pétri de son goût pour les arrangements minimalistes dans lequel la place est donné tant à la voix qu’aux instruments tout cela sur une note mélancolique. Cet album fut son journal intime, chanter ce que l’on se dit à soi, ce que l’on n’a pas toujours eu la force d’exprimer aussi à l’autre. Ne pas savoir dire à l’autre mais lui chanter, est la définition même de son premier single « Beautiful ». Cet album écrit en anglais, français et créole recevra un accueil très favorable.

 

YANVALOU - 8H - PM SPECTACLE - ETINCELLES

affiche ETINCELLESAVEC RENETTE DÉSIR - TAMARA SUFFREN, STEEVY MAHY, CHARLINE JEAN-GILLES, VANESSA JEUDI, GARDYN MERCIER, GAËLLE BIEN-AIMÉ

Une scène-femme. Une scène-étoile. Des étincelles de poésie et de musique pour clôturer le festival de musique NÈGÈS MAWON. Stevy Mahy, Renette Désir, Tamara Suffren, Charline Jean-Gilles, Gardyn Mercier et Vanessa Jeudi seront en spectacle au Yanvalou pour un clap de fin mélodieux pour la deuxième édition du Festival Féministe NÈGÈS MAWON.

 

 

 

 

 

MARDI 25 JUILLET

 

FOKAL – 5 H PM – PROJECTION-DEBAT MARDI DOC

VERS LA TENDRESSEVERS LA TENDRESSE, Documentaire de Alice DIOP

France, France, 2016, 38’

(César du meilleur court-métrage)

Intervenante : Kenise Phanord

ENTRÉE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES

Ce film est une exploration intime du territoire masculin d'une cité de banlieue. « Au cours d'un atelier sur le thème de l'amour, j'ai rencontré quatre jeunes hommes tous originaires de Seine Saint-Denis. J'ai enregistré nos conversations. J'ai eu envie de faire de ces voix un film ». La réalisatrice s’aventure alors dans la mise-en-scène, jusqu’aux limites de la fiction, afin de trouver les corps qui porteront ces voix. Si les stéréotypes machistes et misogynes pullulent dans les propos de ces jeunes hommes, la confiance qu'Alice Diop a su instaurer avec eux les a amenés à dévoiler des fragilités généralement tues. Des virées vers Bruxelles et les prostituées de son « quartier rouge », à l’intimité d’un jeune couple qui n’a de lieu que la neutralité d’une chambre d’hôtel, le film nous emmène de la violence misogyne à la possibilité d'aimer.

 

Kenise Phanord est militante féministe, membre fondatrice du Rassemblement des Féministes Universitaires Haïtiennes (RAFUH). Détentrice d’un master en Mémoire et Patrimoine, ses intérêts portent essentiellement sur les violences faites aux femmes, l’intersectionnalité des rapports de sexe, « race » et classe, les rapports Nord/Sud. Elle a travaillé à titre de praticienne avec diverses institutions qui travaillent sur le genre dont le MCFDF, Oxfam et ONU FEMMES. Elle est aujourd’hui Responsable Nationale des programmes Genre et Droits Humains à l’Ambassade de  Suisse en Haïti.

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