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« FEMINIS ? POUKISA ? »

Affiche festival Féministe webDu 18 au 24 juillet 2016, L’organisation NEGÈS MAWON lance la première édition du festival culturel féministe « FESTIVAL NEGÈS MAWON » à Port-au-Prince sur le thème « FEMINIS ? POUKISA ? ». Au programme : conférences, causeries, spectacles, exposition, ateliers, films, marche artistique... dans différents lieux de Port-au-Prince.

NÈGÈS MAWON est une jeune organisation féministe qui travaille dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la culture. Elle se donne pour mission de promouvoir les droits civils, politiques et socio-économiques des femmes, créer des espaces culturels pouvant encourager des artistes femmes/hommes à s’exprimer à travers des créations artistiques et à prendre position sur la problématique de genre et l’égalité/parité hommes/femmes. L’organisation met sur pied des ateliers de discussions socio-éducatives et de formation sur la problématique de genre en Haïti et diffuse des matériels éducatifs à travers les médias et réseaux sociaux. Elle existe depuis 2014.

Pourquoi un Festival féministe ?

Aujourd’hui, le combat des féministes n’est pas encore perçu comme un combat pour les droits humains. C’est toujours un mouvement méconnu, mal compris et dénaturé par ses détracteurs. L’idée de ce festival répond à la nécessité de regarder avec une perspective féministe la production culturelle et artistique, mais aussi d’expérimenter une nouvelle façon de comprendre et de renouveler les enjeux de la militance féministe en utilisant l’art en général, pour tenter de redynamiser le mouvement féministe haïtien, lui donner un nouveau leadership et une nouvelle image, impliquer de nouvelles actrices et de nouveaux acteurs - les artistes par exemple - dans la lutte, explorer de nouvelles stratégies de militance et de transmission des valeurs du féminisme. Ce Festival est aussi une étape fondamentale pour commencer à créer un public, en particulier les jeunes, qui sera sensibilisé, informé, formé, et on l’espère, engagé dans le combat pour les droits des femmes et l’équité de genre.

Les thématiques du Festival

Qu’est-ce qu’être féministe aujourd’hui en Haïti et comment ne pas être féministe dans un tel contexte ? Comment développer une identité féminine avec ou sans le féminisme en Haïti ? Pourquoi s’engager, se ré-engager ou se désengager d’une telle dynamique ? Quels sont les enjeux contemporains du mouvement féministe, comment intégrer les pro-féministes, les non-féministes, les antiféministes, les féministes ainsi que les pseudo-féministes dans le grand mouvement social et politique pour l’émancipation sociale, économique et politique de la femme haïtienne ? Tels sont les principaux questionnements auxquels va tenter de répondre de manière plurielle et inédite la première édition du Festival Nègès Mawon sur le féminisme haïtien au 21e siècle. Pour créer un débat nouveau empreint d’ouverture et de perspectives, nous avons sollicité des personnalités très différentes par rapport à leur relation au féminisme haïtien. Nous allons revisiter la place accordée à cet engagement à travers leur parcours politique, professionnel, personnel et artistique. Nous allons mettre en valeur un nouveau nuancier féministe empreint d’originalité avec une coloration intergénérationnelle. Nous voulons contribuer à l’émergence et/ou à la consolidation d’une nouvelle culture féministe plus libre, plus inclusive, plus riche, à la recherche de nouveaux schémas d’authenticité et de légitimité. Une nouvelle parole émancipatrice, de nouveaux schèmes de pensée féministe, de militance, d’actions, de nouvelles alliances à explorer, des nouveaux discours à faire émerger au nom de cette recherche d’équité dans la société haïtienne. 

Les femmes peuvent-elles faire de la politique autrement ? Nous voulons questionner les enjeux réels de socialisation politique des femmes, les mécanismes et les modalités de politisation de la gente féminine haïtienne, les trajectoires de vie ainsi que l’articulation des contre-pouvoirs subalternes de dimension associative, personnelle, de militance en lien avec le pouvoir formel. Nous voulons proposer ici les premiers éléments d’une nouvelle approche de (re)politisation de la féminisation du pouvoir politique en Haïti. Comment le potentiel des femmes peut être transformé en une véritable acquisition du pouvoir politique ? Un véritable projet politique féministe est-il donc à penser ou à repenser dans le contexte de renouvellement du mouvement des femmes en Haïti ?

Les organisatrices du Festival

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Lucia D. Pascale SOLAGES est coordonnatrice générale de l’Organisation NEGÈS MAWON qu’elle fonde en 2014. Titulaire d’un diplôme en Genre et Développement, elle est consultante pour la UNFPA au sein du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes. Elle est également journaliste et productrice des émissions «COULISSE» et «15 MINUTES POUR VOUS» à Radio Télévisions Caraïbes. Elle est aussi trésorière de la Coalition Haïtienne pour les Femmes et la Santé et membre du Conseil d’Administration de la Fondation TOYA, une organisation féministe dont elle est membre depuis 2009. Elle est copropriétaire de la société de production REPLAY Entertainment et opératrice culturelle. Elle participe régulièrement à des formations, rassemblements, colloques et rencontres féministes en Europe et en Amérique Latine. Elle donne régulièrement des conférences, anime des formations et ateliers en Haïti. Elle multiplie aussi ses actions et intensifie son plaidoyer en tant que féministe en se lançant dans une militance sans relâche pour le droit des femmes.

Gaëlle Bien-Aimé est metteure en scène, comédienne, humoriste, professeure d’expression corporelle et journaliste. Elle est fondatrice de la troupe « CORPS ET AME » qui existe depuis maintenant dix ans.  Après ses études classiques à Port-au-Prince, elle intègre le Petit Conservatoire, Ecole de Théâtre et des Arts de la Parole sous la direction de Daniel Marcelin ou elle étudie pendant trois ans les arts de la scène.  Par la suite, c’est en Belgique qu’elle obtient une maîtrise en ethnodrame, théâtre et vodou à l’ESACT, Ecole Supérieure d’Acteur de Cinéma et de Théâtre à Liège. Elle présente son spectacle de fin d’études au Conservatoire en Haïti » LE GENRE ET LE NOMBRE, puis participe à des projets avec des comédiennes d’horizons divers, notamment dans la mise en scène de Eva Doumbia, « La Traversée aux Disparus » qu’elle  joue au Théâtre National de Marseille. L’Artiste-féministe signe en 2015  son dernier spectacle « Talon Aiguille, Talon d’Achille », multiplie ses actions et intensifie son plaidoyer en se lançant dans une militance sans relâche pour le droit des femmes.

Souzen Joseph est Directrice exécutive de l’Organisation «100 % Fanm» depuis Novembre 2014. En 2002, elle anime «TNH Matin», une émission d’été à la Télévision Nationale d’Haïti ; En 2003,  elle anime la première édition de ‘’100 % Fanm’’, une émission qui promeut les droits des femmes et leurs activités. Tout en poursuivant des études en administration, elle se tourne vers la communication Sociale en intégrant la Faculté des Sciences Humaines en 2004, et suit aussi des cours de sociologie. Dans la même période, elle devient volontaire à la Fondation Claire Heureuse Félicité Bonheur Dessalines et commence à concentrer ses recherches et études sur la Culture.  Après plusieurs collaborations avec des stations de radio, elle reprend en 2007 l’émission «100 % Fanm» à la Télévision Nationale d’Haïti et continue sa collaboration avec les ONG internationales. Ses travaux dans l’humanitaire et dans les médias ont deux point commun : La Culture et le Genre.   En 2010, elle crée l’organisation ‘’100 % Fanm’’, avec pour objectif d’améliorer la Condition Féminine en Haïti par la promotion des Droits des Femmes dans son pays et de mener le combat pour l’Équité de Genre. Depuis, l’organisation travaille sur l'autonomisation  et l'éducation des femmes et sur toute action de plaidoyer pour soutenir les luttes en faveur des droits et à l’émancipation des femmes haïtiennes, tout en tenant compte de la Culture. Aujourd’hui, elle est responsable de la Section Genre à la Croix-Rouge Haïtienne.

Jemima AUGUSTIN est comptable de formation. Elle travaille actuellement à l’entreprise Parc Construction. Elle intègre la Fondation TOYA, organisation féministe, en 2011. Depuis, elle est la Coordonnatrice, depuis 2013, du programme HAGN (ESPAS PAM) pour l’organisation Diaspora avec la collaboration de YWCA, qui consiste à former les jeunes filles des quartiers populaires sur la santé sexuelle et reproductive. Elle est aussi facilitatrice d’un groupe de jeunes  à la fondation TOYA  sur le Projet LiTworld consistant à mettre sur pieds des clubs pour enfants (filles et garçons) où l’on organise des activités éducatives telles que lecture, travaux manuels, ateliers, causeries, renforcement de leadership.

Sandra Jean-Gille, experte sociale internationale et en genre, est la représentante d’Haïti à plusieurs forums de la société civile internationale sur les questions de genre, de droit international et de risques et de désastres. Elle a une solide expérience professionnelle en gestion des programmes et projets de développement à tous les niveaux, au sein de l’administration publique, mais aussi au niveau des organisations non gouvernementales, bilatérales et multilatérales intervenant en Haïti. Elle est actuellement chercheure senior à la Banque Mondiale sur les problématiques des enjeux sociaux et de genre de la réforme des produits pétroliers en Haïti et sur les comportements sanitaires de la population haïtienne. Elle enseigne à l’Université Épiscopale d’Haïti et à l’Université Publique de Jacmel. Elle est en 3e année de Doctorat en Études Urbaines à l’Université Quisqueya et travaille sur les enjeux politiques des citadinités subalternes et les contre-publics militants des femmes dans l’espace public métropolitain.

Edine Célestin est photojournaliste et travailleuse sociale. Elle est actuellement photographe et  rédactrice au journal Le Nouvelliste. Pendant plus de cinq ans, elle a été membre de l’organisation estudiantine Sèk Gramsci. Elle a également travaillé dans la protection de l’enfance et a coordonné pendant quatre ans des programmes de prises en charge des enfants orphelins vulnérable du VIH pour le projet Fonds Mondial.  Elle a fondé l'organisation Inisyativ pou Devlopman Moun en 2012. Edine a toujours milité pour les droits humains et les droits des femmes en particulier. A travers ses projets photographiques, elle touche différents problématiques sociales. Elle a intégré Nègès Mawon en 2016 et est responsable  de l’archivage et du multimédia pour le festival.

 

LA PROGRAMMATION DU FESTIVAL

A FOKAL

LECTURE-SPECTACLE – CHYEN KREYÒL

texte et mise en espace de Anyès Noël

mercredi 20 juillet – 6 h pm – salle FOKAL UNESCO

entrée sur invitation à retirer à partir du vendredi 15 juillet

 

EXPOSITION – ARTivisme - Du jeudi 21 au samedi 23 juillet 2016

Maison Dufort – 10, 3e avenue du Travail - entrée libre de 9h à 4h PM

 

CINEMA-DEBAT – LES ENFANTS DU COUP D’ETAT

Film documentaire de Rachèle Magloire, 52 min, Haïti, 2001

en présence de la réalisatrice

Jeudi 21 juillet – salle FOKAL UNESCO - 5 h pm

entrée libre dans la limite des places disponibles

 

CONFERENCE - L’art : une forme d’expression et de combat  pour l’action militante 

avec Amina Doherty, Favianna Rodriguez, Gaëlle Bien-Aimé, Marie-Alice Théard

vendredi 22 juillet – salle FOKAL UNESCO - 5 h pm

entrée libre dans la limite des places disponibles

 

SPECTACLE – TALON AIGUILLE, TALON D’ACHILLE

Texte et mise en scène de Gaëlle Bien-Aimé

samedi 23 juillet – 6 h pm – salle FOKAL UNESCO

entrée sur invitation à retirer à l’accueil à partir du vendredi 15 juillet

 

DANS D’AUTRES ESPACES

Mardi 19 Juillet

Café Philo - 6 h pm – Conférence – entrée libre

De la conscience féministe au militantisme : regard sur l’engagement militant de l’actuelle génération féministe

avec Natacha Clergé, Amina Doherty, Sabine Lamour - modérateur : Philippe Volmar Junior

Cette communication s’inscrit dans le prolongement d’une réflexion sur les luttes des femmes haïtiennes durant la première moitié du 20e siècle haïtien. Elle repose sur l'idée qu’il existe dans les milieux populaires haïtiens des formes d’insurrections et de révoltes féministes, même s'ils sont éparses, disloquées, fragiles. Cependant, ces pratiques féministes populaires sont doublement « invisibilisées » : à la fois par les sciences sociales haïtiennes, mais aussi par la recherche féministe traditionnelle qui définit le féminisme comme remise en question ouverte et organisée des rapports de domination de genre. Comme si les vécus des Haïtiennes (en tant que femmes noires) se définissaient uniquement à l’aune des rapports de genre, à l’exclusion d’autres types de rapports de dominations. Pourtant, ces insurrections et révoltes féministes ancrées, dans le quotidien des familles et des communautés, ont en grande partie forgé la conscience de l’actuelle génération féministe.

Natacha Clergé est doctorante en histoire, elle travaille plus particulièrement sur les problématiques de genre, à l’Université Paris VIII, Vincennes-Saint-Denis. Son champ de recherche tourne autour des luttes des femmes haïtiennes de la première moitié du XXe siècle. Elle est actuellement coordonnatrice du collectif féministe Fanm Yo La qui milite en faveur de la participation politique des femmes. Natacha Clergé a également travaillé en tant que journaliste au quotidien Le Matin ainsi qu’au ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, institution chargée d’élaborer et de faire appliquer les politiques publiques touchant aux droits des femmes et des filles.

Sabine Lamour enseigne à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Elle travaille depuis 2005 sur les questions relatives à la réalité des femmes en Haïti. Ses travaux de recherche portent sur les rapports sociaux de sexe et ambitionnent d’apporter un éclairage sur ces réalités à travers l’histoire d’Haïti (Thèse en cours). Elles touchent les questions liées à la flibusterie, l’esclavage, la race, la classe, la politique, la masculinité et la violence. A ce titre, elle a publié plusieurs articles dont : Les femmes macoutes : impensé de la mémoire de la dictature (2016).

Amina Doherty est titulaire d’une licence en Sciences Politiques et Étude des femmes de McGill University et d’une maîtrise en Genre, Développement et Globalisation de la London School of Economics (LSE). Elle est membre fondatrice et coordonnatrice de FRIDA | The Young Feminist Fund, une organisation qui vise à renforcer la capacité des jeunes organisations féministes autour du monde à travers de petites subventions. Actuellement, elle travaille avec plusieurs d’organisations, entre autres l’Association for Women’s Rigths in Development (AWID), une organisation internationale féministe qui se consacre au support, ressourcement et renforcement des organisations et mouvements de droits de la femme et African Women’s Development Fund (AWDF) une fondation de subvention basée en Ghana. Elle travaille en tant que conseillère caribéenne à Mama Cash, le premier fond international pour femmes dans le monde et Match International, le premier fond pour femmes au Canada. Elle est actuellement membre des conseils de Just Associates (JASS), une organisation globale qui travaille à renforcer la voix, la visibilité et le pouvoir des femmes, et de Global Fund for Women, l’une des fondations leaders mondiaux dans l’égalité des genres. En tant qu’afro-caribéenne féministe et défenseuse des droits de la femme, son travail est centré autour de la sensibilisation pour la justice sociale à travers un mouvement-créateur, et une approche innovatrice de la philanthropie. Ce travail prend plusieurs formes : expositions d’œuvre d’arts, programmes communautaires, événements culturels et initiatives de subventions pour converger vers un but simple : faire la promotion de la sensibilisation et du changement à travers l’intersection de l’art, la culture et l’activisme. Amina a vécu et travaillé au Nigéria, Canada, Jamaïque et au Royaume-Uni.

Philippe Junior Volmar est né le 26 novembre 1982 à Port-au-Prince. Habitué à la lecture par ses parents, il est fasciné par les livres de science et de philosophie. A la fin du secondaire, il entreprend des études de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques qu’il achève en 2007. En première année, il est lauréat du concours organisé par l’Ambassade des États-Unis sur les droits de l’homme section philosophie. Licencié en droit en 2009, il commence à travailler comme assistant avocat au Cabinet Pétion et Associés en 2007. Durant la même année, 2009, il obtient le poste de chargé de mission au sein du cabinet particulier du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Jean Joseph Exumé. En Octobre 2009, Me Volmar s'inscrit à l’école du barreau de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince pour devenir avocat en 2011. En 2011, il obtient le poste de responsable du service juridique de la croix rouge espagnole. Professeur de droit du tourisme à l’Ecole Hôtelière d’Haïti en 2012, consultant juridique de la Cimenterie Nationale depuis 2013, Me Volmar est actuellement professeur de droit du travail et de droit des sûretés à l’Ecole de Droit et des Sciences Économiques des Cayes. Depuis avril 2016, il est membre du conseil juridique de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d'Haiti (CCFEH). En janvier 2013, il crée le blog « HAITI DROIT INVESTISSEMENT » qui fait la promotion du droit des affaires et du management juridique dont les articles seront bientôt publiés.

IFH - 6 h pm - Cinéma-Débat - entrée libre

Je veux tout de la vie (La liberté selon Simone de Beauvoir)

Un film documentaire de Pascale Fautrier et Pierre Séguin, 60 min, France, 2008

Portrait d’un femme douée d’une rare liberté de ton et d’esprit : c’est en 1949 que Simone de Beauvoir, celle qui déclare « Je veux tout de la vie … » publie Le deuxième sexe, un livre qui bouleverse la façon de penser la condition féminine. Tirée de cet essai majeur, la phrase « On ne naît pas femme, on le devient » sera désormais le cogito de l’émancipation des femmes. Légalisation de la pilule et de l’avortement, accès à l’autonomie financière… L’évolution du droit des femmes doit beaucoup au “Deuxième sexe”, paru en 1949. Le livre de Simone de Beauvoir, véritable ferment de réflexion sur la condition des femmes, n’a pas manqué d’ébranler les consciences en France et à l’étranger. Ecrivains, philosophes et historiens témoignent aujourd’hui du poids décisif de la pensée de celle qu’on surnommait “le Castor” et qui partagea la vie de Jean-Paul Sartre.  Pascale Fautrier et Pierre Séguin donnent la parole à des intellectuels, surtout des femmes, qui ont connu Simone de Beauvoir, qui l’ont lue, commentée (Michelle Perrot, Annie Ernaux, Philippe Sollers, Danièle Sallenave, Dominique Desanti, Nathalie Heinich, Sylvie Le Bon de Beauvoir, Marie-Jo Bonnet, Madeleine Gobeil, Janine Mossuz-Lavau, Anne Zelensky, Julia Kristeva, Yvette Roudy, Simone Veil…), qui citent des extraits du “Deuxième sexe”, soulignent la vitalité de ce précieux héritage et disent l’importance politique et citoyenne de cet ouvrage capital, et ce que lui doivent l’évolution du droit des femmes et l’actualité du féminisme.

En contrepoint, des extraits d’archives télévisées témoignent de l’évolution des mentalités en quelques décennies. Un documentaire limpide et dense sur l’une des figures essentielle du vingtième siècle. Voyage au cœur d’une pensée libre - toujours nourrie de l’expérience vécue - qui n’a rien perdu de sa vigueur.

Mercredi 20 Juillet

Port-au-Prince - 3 h pm - Marche artistique

Nous marchons ! Nous créons ! Nous existons !

Dans le cadre du Festival Féministe, NÈGÈS MAWON réunit une trentaine d’artistes pour investir les rues de Port-au-Prince dans une manifestation culturelle. Musique, danse, poésie, théâtre, graffitis,  se mélangent dans un instant de liberté artistique pour une cause : celle d’une société plus juste et plus égalitaire pour  toutes et tous.

Parcours de la marche

Départ : Route de Bourdon devant le Centre Culturel Pye Poudre (Prestation artistique de 10 minutes)

Avenue John Brown (jusqu'à l’angle de l’Avenue Martin Luther King)

Avenue Martin Luther King

Bois Verna (Prestation artistique de 5 minutes devant l’Institut Français d’Haïti)

Carrefour Première Ruelle Jérémie et Duncombe  (Prestation Artistique de 5 minutes)

Avenue Magny (Prestation Artistique de 5 minutes devant le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes)

Rue Capois (Prestation Artistique de 5 minutes devant la Radio Télévision Caraïbes)

Rue Cameau (Prestation Artistique de 5 minutes

Avenue Christophe (Prestation de 5 minutes devant la FOKAL

Jeudi 21 Juillet

Rues de Port-au-Prince - 8 h am - théâtre de rue - Kamyonèt cheri

un spectacle de la Brigade d’intervention théâtrale haïtienne (BIT-HAITI)

Kamyonèt cheri se propose de sensibiliser en faisant des prestations surprise les passagers du Tap Tap, principal moyen de transport en commun en Haïti, aux différentes causes pouvant entraîner l'emprisonnement de femmes vulnérables. Les différents thèmes abordés pour la création des saynètes : prostitution, violence conjugale, gangstérisme. Toutes les représentations des saynètes se feront sur la base d'improvisation. Elles seront interprétées par un couple de comédiens (un garçon et une fille) qui introduit le sujet tout en invitant les passagers à prendre part au débat. Les pièces se joueront deux fois sur un trajet entre deux arrêts : une représentation sur l’aller et une sur le retour.

La Brigade d’intervention Théâtrale – Haïti (BIT-Haïti)

La BIT-Haïti est une compagnie de théâtre de rue créée en 2011 suite à une formation avec Jacques Livchine et Hervée de Lafond du théâtre de l’Unité dans le cadre du festival de théâtre Quatre Chemins. La BIT-Haïti a participé à plusieurs festivals : En 2012, au prestigieux festival de théâtre de rue d’Aurillac, au festival de Ramonville à Toulouse, en 2013 au festival des Accroche-Cœurs à Angers, en 2014 au festival de Théâtre Cap Excellence en Guadeloupe. En Haïti, La BIT-Haïti a participé au festival de théâtre Quatre chemins en 2011, 2012 et 2013, et en 2012 et 2014 au festival de musiques et chants traditionnels Destination Aquin organisé par la FAS (Fondation Aquin Solidarité). Invitée par le Théâtre de l’unité, le Théâtre au bout des doigts et l’Ecole de théâtre d’Aquitaine dirigée par Pierre Debauche, la brigade a pris part au festival les Libertés de Séjour à Calais et à la résidence Franco-Haïtiennes d’Agen en mars et avril 2015. En 2015, elle a bénéficié d’un fond du Ministère des Affaires Étrangères Français dans le cadre d’un projet de théâtre communautaire sur la thématique de l’environnent en partenariat avec l’association KASA. Ce projet de théâtre communautaire et de formation a été exécuté sur une période de 3 mois dans les villes de Saint-Marc et d’Aquin. La BIT-Haïti a lancé en juillet 2015 la Phase 1 du programme « Théâtre en prison » avec son projet intitulé « Play Back à la Prison Civile des femmes de Pétion-Ville avec un support financier de la Fokal. Elle a organisé en 2016 la première édition du Festival « En lisant », consacrée au dramaturge français Bernard-Marie Koltès.

Centre Culturel Pye Poudre - 1 h à 4 h pm - Atelier

Ma créativité pour agir et changer ma communauté

atelier proposé par Sokari Ekine et Ama Makeda - entrée gratuite

Activiste ? Prendre des mesures pour agir ! Art ?

Créativité, langage visuel, inspiration

Construire une créativité qui se transforme en campagne de justice sociale.

Cet atelier va discuter de l’utilisation de l’art, pratique créative de notre activisme social. Il va explorer l’utilisation de la musique, du théâtre, de la peinture, de la danse et des chants pour amener à une transformation sociale et culturelle dans les communautés locales. L’atelier inclura une étude de cas sur les défis rencontrés dans l’utilisation des théâtres de rues comme outils de sensibilisation autour de la violence des sexes en Haïti.

Sokari Ekine est une féministe, activiste et photographe dont les œuvres et les écrits sont engagés sur des sujets comme l’homosexualité, le féminisme, le panafricanisme, l’anti-impérialisme et l’environnement. Elle a écrit pour des publications comme Pambazuka News, Feminist Africa et New Internationalist et est l’éditeur de « Blood and Oil : Testimonies of violence form women of the Niger Delta », « SMS Uprising : Mobile Phone Activism in Africa », et Firoze Manji, « African Awakening: The Emerging Revolutions.» Récemment Sokari Ekine et Hakima Abbas ont édité le « Queer Africa Reader », une collection hors du commun d’essais, de témoignages, de déclarations et d’histoires de participants LGBTIQ de plusieurs parties de l’Afrique. Depuis 2010, Sokari travaille en étroite collaboration avec SOPUDEP, une école et communauté  à Port-au-Prince, pour concevoir et développer un programme de micro-crédit, gérer un théâtre basé sur un projet de jeunes contre la violence faite aux femmes, enseigner la littérature africaine et l’anglais aux étudiants et offrir un support à la communauté SOPUDEP. Actuellement elle travaille en Haïti sur une narration photographique «Spirit Desire» : Resistance, Imagination and Sacred Memories in Haitian Vodoun”.  Elle est la fondatrice du blog Black Looks.

Christina Clodomir connue sous le nom de Makeda commence la danse professionnelle à l’âge de 14 ans. Elle se met ensuite à la peinture et reçoit des honneurs en Haïti, en France, à Miami, à New York, en Chine, en Italie, en Thaïlande, au Canada, en Guadeloupe, en Inde et plusieurs autres pays... Son travail est publié dans des publications reconnues mondialement telles que "International Contemporary Master" et "Contemporary Art of Excellence". Après sa résidence en Inde, elle devient après 10 ans de pratique, professeure de yoga et depuis son retour, elle anime plusieurs classes de yoga en Haïti. Elle veut l'intégrer dans son travail lors de ses tournées à travers le monde. Récemment, elle a animé des séances de yoga à Georgia College et à Goog Karma à Miledgeville, toujours à Georgia. Elle est récemment remontée sur scène pour danser dans un spectacle de Jean Guy Saintus de Ayikodans. Elle continue sans relâche à faire la promotion du yoga, de la protection de l'environnement, d'un mode de vie sain en espérant former plus de professeurs de yoga en Haiti.

IFH - 6 h pm - Conférence - Femmes et Pouvoirs

avec Mirlande Manigat, Adeline Chancy, Sokari Ekine, Esther Sincimat Fleurant

modératrice : Jeruscha Michel - entrée libre

La sous-représentation des femmes aux postes électifs et nominatifs est un problème universel dans l’ensemble des pays de la planète y compris Haïti. Ces dix dernières années, le discours officiel sur une meilleure participation politique des femmes constitue la nouvelle tendance de la lutte pour l’émancipation de la femme haïtienne. Le sexisme politique reste très visible mais les explications du phénomène demeurent très générales : nous faisons référence aux représentations sociales des femmes, celles-ci n’arrivent pas à se libérer de leur rôle de pivot du champ domestique. Au delà de ces éléments explicatifs de nature historique, sociologique et politique de premier niveau, comment les femmes peuvent-elles accéder durablement au pouvoir et le transformer à travers l’émergence de meilleures conditions de vie des haïtiennes et des haïtiens. Nous voulons questionner les enjeux réels de socialisation politique des femmes, les mécanismes et les modalités de politisation des femmes haïtienne, les trajectoires de vie ainsi que l’articulation des contre-pouvoirs subalternes de dimension associative, personnelle, de militance en lien avec le pouvoir formel. Nous voulons proposer ici les premiers éléments  d’une nouvelle approche de (re)politisation de la féminisation du pouvoir politique en Haïti, comment le potentiel expérientiel des femmes peut être transformé en une véritable acquisition du pouvoir politique ? Un véritable projet politique féministe est-il donc à penser ou à repenser dans le contexte de renouvellement du mouvement des femmes en Haïti ?

Adeline Magloire Chancy est une éducatrice de carrière, diplômée de l'École Normale Supérieure d'Haiti, et de la Faculté de Droit, et détentrice d'une maîtrise ès Arts en andragogie de l’Université de Montréal. En 1965, Adeline Magloire Chancy, épouse du professeur de philosophie et militant politique, Max Chancy, est forcée par les persécutions politiques de Duvalier de quitter le pays avec sa famille et de partir en exil au Canada où elle demeurera jusqu'en 1986. En Haiti, comme à Montréal, elle a mené de front une pratique professionnelle dans l’éducation et des activités sociales et politiques liées aux luttes pour la liberté et la démocratie. Elle est connue pour ses écrits et son action dans les domaines des droits des femmes, de l’alphabétisation et de la valorisation du créole haïtien. À son retour d’exil, elle a occupé en Haïti les fonctions de Secrétaire d’État à l’Alphabétisation (1996-1997) et de Ministre à la Condition des Femmes et aux Droits des Femmes (2004-06).  Son mandat à ce dernier poste a été marqué par l’adoption du Décret du 6 juillet 2005, dont les dispositions apportent des modifications profondes au Code Pénal Haïtien en matière d’agression sexuelle et de discrimination à l’égard des femmes. Aujourd’hui, depuis décembre 2014, elle figure parmi les 33 premiers Académiciens et Académiciennes de l’Académie du Créole Haïtien. Pour sa contribution au combat pour les Droits des Femmes elle a reçu des marques de distinction et de reconnaissance dont les plus récentes sont l’insigne de l’Ordre National de la Légion d’Honneur de la République Française en 2014 et la Plaque d’Honneur et Mérite de l’Office de la Protection du Citoyen de la République d’Haiti en 2015.

Mirlande Manigat est diplômée en Sciences Sociales de l’Ecole Normale Supérieure en Haïti, détient une licence en Histoire et un doctorat en Sciences Politiques de la Sorbonne.  Revenue d'exil avec son époux Leslie Manigat, après la chute de Duvalier en 1986, elle est élue sénatrice deux ans plus tard. Elle est brièvement « Première dame d'Haïti » quand son mari est président de la République du 7 février au 20 juin 1988, avant d'être renversé par les militaires. Elle est Membre du Comité Exécutif National du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, RDNP, Responsable des Relations Internationales de 1980 à 2007 et Secrétaire Générale du RDNP depuis août 2007. Elle enseigne dans plusieurs universités en Haïti, à Paris, au Venezuela. Elle a été candidate à l'élection présidentielle de 2010-2011 pour le parti Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP).

Rose Esther SINCIMAT FLEURANT est doctorante des Sciences Humaines et Sociales, détentrice d’un DEA en Genre, Population et Développement et licenciée en Communication. Chargée de cours à la Faculté d’Ethnologie et  des Sciences Humaines, elle est spécialiste en genre et développement et  fonctionnaire de carrière de l’Administration Publique Haïtienne. Engagée dans la lutte pour le respect des droits humains particulièrement, des droits fondamentaux des femmes depuis plus d’une vingtaine d’années, elle est formatrice en éducation au genre et à la citoyenneté responsable. Ses travaux de recherche portent sur la communication politique, les mouvements sociaux particulièrement les mouvements de femmes, genre, population et développement local.

Jéruscha Vasti Michel a effectué des études de premier cycle en communication sociale à la Faculté des Sciences Humaines de l’Université D’État D’Haïti. En 2012, elle est partie faire une maîtrise en communication publique à l’Université Laval (Québec, Canada), après avoir obtenu la bourse « Leadership et développement durable » de la fondation de l’université portant le même nom. Membre du Collectif des Universitaires Citoyen-nes (CUCI), Jéruscha Vasti Michel a participé à plusieurs conférences et travaux de recherche collectifs publiés sous les titres suivants : Femme  et citoyenneté politique. Lettre à la jeunesse haïtienne (CUCI, 2012); L’armée et la presse écrite. Approche psychosociologique (CUCI, 2007); Communication, poésie et politique (CRI, 2006). Depuis son retour en Haïti, elle enseigne les théories de la communication à la Faculté des Sciences Humaines.  

Vendredi 22 Juillet

IFH - 2 h à 5 h pm – Atelier ARTivisme

un atelier proposé par Amina Doherty et Favianna Rodriguez

entrée gratuite

L’art et l’expression culturelle peuvent être des outils incroyablement puissants et peuvent aider à traduire de manière simple et accessible, des idéologies politiques assez complexes. L’Art inspire, éduque et aide à stimuler l’imagination. Ce atelier explore l'acte de «créer» l'art dans la communauté comme un moyen de renforcer la solidarité, la stimulation des connexions créatives, et de faciliter l'apprentissage mutuel les uns des autres. Il mettra l'accent sur les façons dont les artistes et la communauté peuvent forger des alliances, apprendre, célébrer la créativité, et finalement, faire avancer le travail féministe ou toute autre forme de travail social.

Amina Doherty est titulaire d’une licence en Sciences Politiques et Étude des femmes de McGill University et d’une maîtrise en Genre, Développement et Globalisation de la London School of Economics (LSE). Elle est membre fondatrice et coordonnatrice de FRIDA | The Young Feminist Fund, une organisation qui vise à renforcer la capacité des jeunes organisations féministes autour du monde à travers de petites subventions. Actuellement, elle travaille avec plusieurs d’organisations, entre autres l’Association for Women’s Rigths in Development (AWID), une organisation internationale féministe qui se consacre au support, ressourcement et renforcement des organisations et mouvements de droits de la femme et African Women’s Development Fund (AWDF) une fondation de subvention basée en Ghana. Elle travaille en tant que conseillère caribéenne à Mama Cash, le premier fond international pour femmes dans le monde et Match International, le premier fond pour femmes au Canada. Elle est actuellement membre des conseils de Just Associates (JASS), une organisation globale qui travaille à renforcer la voix, la visibilité et le pouvoir des femmes, et de Global Fund for Women, l’une des fondations leaders mondiaux dans l’égalité des genres. En tant qu’afro-caribéenne féministe et défenseuse des droits de la femme, son travail est centré autour de la sensibilisation pour la justice sociale à travers un mouvement-créateur, et une approche innovatrice de la philanthropie. Ce travail prend plusieurs formes : expositions d’œuvre d’arts, programmes communautaires, événements culturels et initiatives de subventions pour converger vers un but simple : faire la promotion de la sensibilisation et du changement à travers l’intersection de l’art, la culture et l’activisme. Amina a vécu et travaillé au Nigéria, Canada, Jamaïque et au Royaume-Uni.

Favianna Rodriguez est une artiste pluridisciplinaire, une organisatrice et stratégiste culturelle américaine d’origine péruvienne. Son art et les projets dans lesquels elle a participé adressent l’immigration, l’inégalité économique, l’égalité des sexes et l’écologie. Favianna donne des conférences sur l’intersection de l’art, la justice sociale et l’égalité culturelle afin de catalyser un changement social et elle dirige des interventions sur l’art dans les communautés de plusieurs pays. Rodriguez collabore profondément avec les groupes de mouvements sociaux partout dans le monde pour créer avec leur collaboration des œuvres d’art qui renforcent, stimulentet transforment. Elle est la directrice exécutive de CultureStrike, une organisation nationale d’arts qui emploie les artistes, les écrivains et acteurs de droits des immigrants. En 2012, elle faisait partie d’une série de documentaires réalisés par Pharrell Williams titré « Migration is Beautiful » qui adressait la manière de répondre des artistes à l’échec de certaines lois d’immigrations aux Etats-Unis. En 2009, elle  a cofondé Presente.org, une organisation nationale en ligne dédié au renforcement de l’implication politique des communautés Latino.

Samedi 23 Juillet

Centre Culturel Pyepoudre - 11 h am - Causerie

Droits des Femmes en Haïti et Féminisme : Regards et rôles des hommes

avec Souzen Joseph, modératrice et Philippe Volmar Junior, modérateur

TEXTE DE PRÉSENTATION À AJOUTER

 Souzen Joseph est Directrice exécutive de l’Organisation «100 % Fanm» depuis Novembre 2014. En 2002, elle anime «TNH Matin», une émission d’été à la Télévision Nationale d’Haïti ; En 2003,  elle anime la première édition de ‘’100 % Fanm’’, une émission qui promeut les droits des femmes et leurs activités. Tout en poursuivant des études en administration, elle se tourne vers la communication Sociale en intégrant la Faculté des Sciences Humaines en 2004, et suit aussi des cours de sociologie. Dans la même période, elle devient volontaire à la Fondation Claire Heureuse Félicité Bonheur Dessalines et commence à concentrer ses recherches et études sur la Culture.  Après plusieurs collaborations avec des stations de radio, elle reprend en 2007 l’émission «100 % Fanm» à la Télévision Nationale d’Haïti et continue sa collaboration avec les ONG internationales. Ses travaux dans l’humanitaire et dans les médias ont deux point commun : La Culture et le Genre.   En 2010, elle crée l’organisation ‘’100 % Fanm’’, avec pour objectif d’améliorer la Condition Féminine en Haïti par la promotion des Droits des Femmes dans son pays et de mener le combat pour l’Équité de Genre. Depuis, l’organisation travaille sur l'autonomisation  et l'éducation des femmes et sur toute action de plaidoyer pour soutenir les luttes en faveur des droits et à l’émancipation des femmes haïtiennes, tout en tenant compte de la Culture. Aujourd’hui, elle est responsable de la Section Genre à la Croix-Rouge Haïtienne.

Philippe Junior Volmar est né le 26 novembre 1982 à Port-au-Prince. Habitué à la lecture par ses parents, il est fasciné par les livres de science et de philosophie. A la fin du secondaire, il entreprend des études de Droit à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques qu’il achève en 2007. En première année, il est lauréat du concours organisé par l’Ambassade des États-Unis sur les droits de l’homme section philosophie. Licencié en droit en 2009, il commence à travailler comme assistant avocat au Cabinet Pétion et Associés en 2007. Durant la même année, 2009, il obtient le poste de chargé de mission au sein du cabinet particulier du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Jean Joseph Exumé. En Octobre 2009, Me Volmar s'inscrit à l’école du barreau de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince pour devenir avocat en 2011. En 2011, il obtient le poste de responsable du service juridique de la croix rouge espagnole. Professeur de droit du tourisme à l’Ecole Hôtelière d’Haïti en 2012, consultant juridique de la Cimenterie Nationale depuis 2013, Me Volmar est actuellement professeur de droit du travail et de droit des sûretés à l’Ecole de Droit et des Sciences Économiques des Cayes. Depuis avril 2016, il est membre du conseil juridique de la Chambre de Commerce des Femmes Entrepreneures d'Haiti (CCFEH). En janvier 2013, il crée le blog « HAITI DROIT INVESTISSEMENT » qui fait la promotion du droit des affaires et du management juridique dont les articles seront bientôt publiés.

IFH 2 h à 5 h pm - Atelier - Artivisme

avec Favianna Rodriguez, Amina Doherty

Adresse et contact

FOKAL - OPEN SOCIETY FOUNDATION HAITI
143, Avenue Christophe BP 2720 HT 6112
Port-au-Prince,Haïti | Tel : (509) 2813-1694

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