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Théâtre : La Plaie, Monologue d'interdits

affiche spectacle LA PLAIE webKonpayi Teyat Lobo présente, avec le soutien de FOKAL, les mercredi 25, jeudi 26, vendredi 27 octobre 2017, 6 h pm, à la salle Fokal Unesco : LA PLAIE, MONOLOGUE D’INTERDITS. Un texte et une mise en scène de James Saint Félix avec Ketsia Vaïnadine Alphonse. 

 

 

Texte et mise en scène James Saint Félix

Interprétation Ketsia Vaïnadine Alphonse

Scénographie Frantz Providence

Lumières Jean Ronald Pierre

Direction d’acteurs Staloff Tropfort

Production Konpayi Teyat Lobo 

entrée sur invitation. 

Spectacle réservé au public adulte. 

 

Ne pas prendre parole serait s’octroyer une démarche incantatoire de suicide

James Saint Félix

A chaque respiration, chaque battement de son cœur, une jeune fille revit ses relations forcées dans les couloirs des vécés, dans les rues ou dans un espace vide. 

Histoire tragique d’une adolescente hantée par les souvenirs de son enfance. Une enfance marquée par la violence, le harcèlement, l’agression, le suicide et le rejet d’elle-même.

Des cicatrices sur sa peau à chaque fois qu’elle se trouve dans une situation abominable ou dans un lieu suscitant en elle un sentiment d’inconfort. Des ronces le long de son petit corps frêle. Elle frôle le danger. Elle habite la mort et vit doublement sous le poids de ses enfances nourries, noircies par le crime et l’insulte.

Dans une atmosphère oppressante, déshumanisante, violente, elle condamne cette société totalitaire où elle vit. Elle questionne ses linges pour se libérer du monde et de l’emprise de ceux ou/et celles qui envahissent son corps, ses esprits, ses gestes.

Quand dans les rues de Port-au-Prince ou d’autres endroits du monde, on se trouve dans une impasse où la tâche nous colle à la peau comme un vieux souvenir, on a ce droit d’être inquiet. Quand dans cette société le regard porté sur les femmes pointe la courbe de leur corps, le coté sexuel de cet être vivant, on doit laisser cette envie d’encrasser nous habiter. On doit dynamiter cette inconscience nous plongeant dans un maelström. Quand l’horreur éclate au visage de nos adolescentes, effleure nos regards, notre sensibilité, on ne doit pas laisser la gentillesse nous éventrer. Nous autres (irresponsables), sommes complices de la situation de ces enfants  qui subissent l’horreur de la société.

Créer un double espace où les cicatrices les plus enfouies en nous puissent creuser une brèche violente. C’est le vrai sens de la création. 

Une comédienne traînant derrière elle cette envie de suicide. Tout le long du spectacle elle se laisse empoigner par des phrases, des situations créées instantanément. Elle se laisse chevaucher par la puanteur, par l’effusion des sangs menstruels. Cette prise de parole hachée par un récit d’adolescente surgit non pas pour sensibiliser, mais pour questionner l’être en soi. Enfoncer le public dans l’action qu’il imagine. Un espace où la victime devient l’acteur, où le bourreau est vous-spectateur venant découvrir cet ignoble miracle que vous n’écartez point. Découvrir, comprendre ces histoires énigmatiques de ces autres (devenues femmes) qui ont subi le viol. 

Ce travail est une démarche issue d’une inesthétique imprégnée par la puanteur et la confusion afin de casser les construits conventionnels de l’art d’aujourd’hui tout en l’approchant de l’humain. 

James Saint Félix

James Saint Félix 

James Saint FelixPoète, dramaturge et comédien, James Saint Félix publie son premier recueil de poésie « Derandan » aux éditions « Perle des Antillais » aux Etats-Unis en 2013. Son écriture, valorisant le créole dans toute sa rectitude, grouille d’audace et de crudité comme les quartiers de Carrefour ou il est né en 1989. Il est avec Anderson Dovilas, fondateur de la société des poètes créolophones en décembre 2010. James Saint Félix est membre fondateur de la compagnie Lobo créée avec des étudiants de l’Ecole nationale des Arts de Port-au-Prince où il est diplômé en théâtre. En 2012, il joue dans « Foukifoura » de Frankétienne et l’année suivante dans « Pèlen tèt » du même auteur. En 2013, il a travaillé comme interprète dans une série de lectures théâtrales proposée par le dramaturge et metteur scène Guy Régis Jr en mai 2013.

On le retrouve comme comédien au Festival Quatre Chemins dans le spectacle « Toréadors » de Jean-Marie Piemme mis en scène par Raoul Junior Saint-Cyr en 2013. En septembre 2014, il suit un atelier de formation à la Fokal, comme l’un des lecteurs de la pièce « Fatras Baton » de Syto Cavé sous la direction de Mylène Wagram. Son implication en tant qu’artiste engagé dans le social se manifeste grandement à travers le programme « Théâtre dans les Écoles » mis en place en 2015 par l’Association Quatre Chemins afin d’introduire l’éducation artistique au niveau du système scolaire haïtien. 

Fort de ces expériences, entre mai et juillet 2016, James Saint Felix fait une résidence d’écriture et de création à Agen au Théâtre au bout des doigts. Il y présente une première lecture de la pièce « La plaie ou le monologue d’interdits ». Cette même année, le Festival d’Agen le reçoit comme auteur invité. De retour en Haïti, l’auteur présente plusieurs séances de lectures à l’Ecole Nationale des Arts en Septembre 2016 et à la 13eme édition du Festival Quatre Chemins en Novembre 2016. James Saint Félix  est contributeur de plusieurs ouvrages collectifs de poésie haïtienne et étrangère contemporaine : « Temps des poètes » avec Les dossiers d’Aquitaine (2011), « Anthologie bilingue de la littérature créole haïtienne de 1986 à nos jours » sous la direction de Lyonel Trouillot, « Isla / Zile a : Anthologie de jeunes poètes haïtiens et dominicains » sous la direction de Ankhi Ken-Herou.

Ketsia Vaïnadine Alphonse

Ketsia V Alphonse cJehoDramaturge, comédienne, elle est l’une des jeunes et rares femmes de sa génération à s’adonner à l’écriture théâtrale. Plusieurs de ses textes ont été lus ou mis en scène : « Sang Brides » présenté en 2015 à la Fokal ; « Lettre à Clau » à la 12e édition du festival Quatre Chemins et en Off au festival des Francophonies en Limousin en 2016, « Abattoir » co-écrit avec Joeanne Joseph et Lesly Maxi. Boursière de la résidence des Quatre Chemins en 2016, elle a travaillé aux Gonaïves sur la problématique de la polygamie dans les lakou. Elle a débuté avec Ricardo Lefèvre dans son cours d’art dramatique. En 2008, elle a été membre de la compagnie Théâtron. En 2010, elle a joué « Quoi où », texte de Samuel Beckett, mise en scène de Patrick Joseph. Elle a fait une tournée avec « Lago lago a la rive Timoun », un conte écrit et mis en scène par Paula Clermont Péan. Elle a joué, en 2012, dans « Twoufoban », texte de Franketienne mis en scène par Johnny Posy. En 2012 encore, elle a participé à plusieurs épisodes du feuilleton télévisé « Jij jije m byen » d’Ahn Bright Fénélon. Elle a joué dans « Ayiti pawòl lapli ak lakansyèl », un projet d’Oxfam Québec (écrit et mis en scène par Angel Séguin), avec lequel elle a fait une tournée dans le département de l’Ouest en 2013. En 2014, elle a participé au feuilleton « Zoukoutap » de Christina Guérin. Elle a aussi participé à une formation d’écriture de scénario avec Bloom. En 2015, elle a interprété le rôle de « Madan Foban » dans « Sang Brides », mis en scène par Miracson Saint-Val. En 2017, elle a joué dans « Pour les filles noires qui ont pensé au suicide alors que l’arc-en-ciel suffit », texte de Ntozake Shange traduit par Ketly Mars, un spectacle mis en scène par Michèle Lemoine. Elle a aussi interprété le rôle de La Bonne dans « La Leçon », d’Eugene UNESCO, dans la mise en scène de Rolaphton Mercure et de Jèta dans « Jera ak Jèta », texte de Makenzy Orcel mis en scène par Pascale Julio. 

Staloff Tropfort

Staloff TropfortNé en novembre 1989, Estalove est comédien, conteur, photographe, diplômé en théâtre à l’Ecole nationale des arts (ENARTS). Il a aussi été formé en Belgique au Conservatoire Royal de Liège dans le cadre du projet « Ethnodrame » sous la direction de Pietro VARRASSO. Il s’investit profondément dans un travail de recherche  de l’ethnodrame en se référant aux recherches de Franck Fouché, au travail de Jerzy Grotowski et à ses expériences personnelles. Membre fondateur de Konpayi Teyat Lobo et de ADRECE, il est aussi assistant de Daphné MENARD à Sol en scène. Il a joué dans plusieurs créations : « Abattoir » mis en scène par Miracson SAINT-VAL (2017) ; « Omayra, le choeur des abysses » mis en scène par Daphné Ménard (Festival Quatre chemins 2016) ; « La Marche », mis en scène par Miracson SAINT-VAL (Festival En lisant 2016) ; « Chyen kreyòl » direction Anyès Noël (Festival Negès Mawon 2016 ; « Le cercueil », Brigade d’Intervention Théâtrale Haïti – BITH (Festival Liberté de séjour, Calais 2015) ; « Des mots pour le dire », Brigade d’Intervention Théâtrale haïtienne-BITH (Festival liberté de séjour, Calais, 2015).

Frantz Providence

Frantz ProvidenceComédien, décorateur, scénographe, accessoiriste et costumier, il a commencé avec la troupe Dram'Art où il a travaillé sur plusieurs spectacles :  « Avenue sans issue », « Ubu roi », « Les Bâtisseurs d'empire ». Il a également travaillé comme technicien décorateur sur le film de Raoul Peck « Meurtre à Pacot et avec Nicolas Cuellar sur « Une forêt pousse en Haïti » . Il a également collaboré avec la Brigade d'intervention théâtrale haïtienne (BITH-HAITI) et avec plusieurs metteurs en scène dont Rolando Etienne, Jean-René Lemoine, Michèle Lemoine, Miracson Saint-Val, Chelson Ermoza, Billy Elucien.

 

Jean Ronald Pierre

Jean Ronald PierreNé le 25 novembre 1976 aux Cayes. Il a une solide formation et une longue expérience en éclairage de scène. Initié par Duquel Lafalaise et Guy Régis Junior en 2014, il suit ensuite un séminaire sur l’éclairage de scène, en 2005 dirigé par Antoine Peugeot. Il a aussi suivi une formation en éclairage urbain animée par Éclairagistes sans frontières en 2012. Il travaille pendant 6 ans comme éclairagiste au Ministère de la Culture. Entre 2005 et 2007, il travaille pour la tournée nationale de « Opera Lenglensou », la Quinzaine de la francophonie et la compagnie Musique des Antilles. Il est responsable de la troupe de théâtre Ayizan de Georges Nesly en 2009. L'année suivante il est membre fondateur et responsable technique de l'association Base-art-culture. En 2011 il crée avec Duquel Lafalaise l'Association Bazatis dont il est responsable technique et DJ. En 2012, il assure la régie générale des compagnies NIFE de Jean Marc Voltaire et ECO de Wilda Philippe pendant le Festival Quatre Chemins.

De 2014 à 2017, il est directeur technique du festival Quatre chemins et éclairagiste de la compagnie Nous théâtre dirigée par Guy Régis Jr avec lequel il a travaillé sur les spectacles suivants : « Dezafi »de Frankétienne ; « L'Acte inconnu » de Valère Novarina ; « Reconstruction(s) de Guy Régis Jr. Pendant cette période, il créée les lumières de plusieurs autres spectacles : « Le genre et le nombre » et « Talon d'aiguille talon d’Achille » mis en scène Gaëlle Bien-Aimé ; « Sang Brides », « Abattoir » et « Chemins de fer » mis en scène par Miracson Saint-Val ; « Le Retour » mis en scène par Billy Elucien ; « Omayra, le chœur des abysses » mis en scène par Daphné Ménard sur la création…

Adresse et contact

FOKAL - OPEN SOCIETY FOUNDATION HAITI
143, Avenue Christophe BP 2720 HT 6112
Port-au-Prince,Haïti | Tel : (509) 2813-1694

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