| Parc de Martissant : atelier sur la cartographie |
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Le projet KAL Haïti est un projet de cartographie avec les outils de l'imagerie satellite sur Haïti, suite au séisme du 12 janvier 2010. Le projet est financé par l'Agence nationale de la recherche (France). Il est mené conjointement par le Centre national d'études spatiales (CNES) le Service régional de traitement d'image et de télédétection (SERTIT) , le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Centre d'étude technique de l'Equipement du Sud-Ouest de la France . KAL Haïti est né suite à la réalisation de cartes en urgence, par ces différentes institutions, lors du tremblement de terre en 2010. Le groupement KAL Haïti a souhaité poursuivre le travail sur le territoire haïtien après les premières semaines de la catastrophe et alimente, depuis, une base de données de référence. Le CNES est en charge de la collecte des images qui sont utilisées ensuite par les autres institutions pour réaliser des cartographies. Cette collecte implique une analyse des images disponibles pour en garantir la qualité puis un travail d'ajustement des images entre elles, et enfin la gestion des licences. Le lancement, fin 2011, d'un nouveau satellite appelé « Pléiade » pourrait permettre à la communauté scientifique internationale d'améliorer encore l'utilisation des données. Les cartes réalisées par le projet KAL Haïti sont géoréférencées et peuvent donc être enrichies d'informations par tous les acteurs qui les utilisent. L'atelier a réuni des acteurs étatiques et non étatiques qui ont utilisé les données créées par le projet KAL Haïti pour différents projets. La Croix Rouge française a utilisé la cartographie sur images aériennes et satellite pour appuyer une meilleure gestion des camps, la FOKAL pour la réalisation du schéma d'aménagement urbain, mais d'autres organismes, comme l'Institut de Recherche en Développement (IRD) utiliseront ces données pour affiner la cartographie de leurs enquêtes socio-économiques. Le SERTIT travaille par ailleurs actuellement à modéliser le ruissellement des eaux de pluie dans le quartier de Martissant. FOKAL souhaite poursuivre les échanges avec le SERTIT pour affiner les données et explorer les applications concrètes de ce travail scientifique. La FOKAL cherchera donc à recueillir, dans les mois à venir, des données sur les différents sites qui sont couramment inondés dans le quartier et sur la hauteur des inondations. L'une des problématiques majeure transversale à l'ensemble des projets est, en effet, une meilleure gestion des risques naturels sur le territoire haïtien. Le projet KAL Haïti renforcera ses liens avec le Centre national d'information géo-spatiale (CNIGS) en Haïti pour garantir l'accessibilité et l'utilité des données recueillies. Les deux journées d'atelier ont permis aux différents acteurs de mieux connaître le processus complet qui mène à la création de ces données géographiques, de partager leurs projets et leurs méthodologies, mais aussi d'esquisser les besoins pour l'année à venir. Le projet KAL Haïti a une durée de quatre ans et s'achèvera donc en 2014, mais le CNES continuera à veiller au recueil des images et à l'entretien d'une base de données durant les six années suivantes. Cette ressource devra être exploitée pour aider à l'aménagement du territoire, la prévention des risques ou encore la protection de l'environnement.
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